Du collège d’enseignement technique au lycée...

Ouvert en 1955, le CET de Malakoff forme pour l’industrie locale des tourneurs, fraiseurs, moulistes, ajusteurs, des dessinateurs industriels, des mécaniciens d’entretien (essentiellement pour la RATP), des techniciens pour l’industrie de l’aéronautique toute proche (l’Aérospatiale est en effet installée à Châtillon).
En 2001 une partie des locaux du lycée Albert Camus de Clamart est dévolue à l’établissement. On y fera de la mécanique automobile dans ce qui sera le site de Clamart, en activité jusqu’en 2012.
Au fil du temps et de la transformation de l’industrie, la micro-technique, la productique, puis l’électrotechnique laisseront finalement la place au modelage. En 2009 commence le chantier de rénovation qui durera plus de 3 ans. En septembre 2012 le nouveau lycée ouvre ses portes à la filière énergétique qui s’installera dans des locaux tout neufs, à côté du modelage et de la maintenance automobile rapatriée à Malakoff.

Louis Girard : un homme engagé

En 1984, le lycée professionnel adopte officiellement le nom de Louis Girard à l’occasion de la pose d’une plaque commémorative en présence de son fils, Claude Girard. Les élèves du lycée participent chaque année au Concours de la Résistance, aidés par leurs enseignants et par des témoins qui, à l’initiative de Claude Girard, viennent leur parler de ce terrible moment de notre histoire. Né à Aix-les-Bains (Savoie) en 1904, celui que tous appelaient Gigi était jardinier municipal et responsable du syndicat des jardiniers de la Région parisienne CGT. Résistant, habitant au 14 rue Hoche, il est arrêté, avec d’autres syndicalistes en 1940, pour avoir distribué des tracts clandestins. Placé en camp près de Chartres, puis à Compiègne, déporté à Auschwitz, il y meurt le 15 octobre 1942.